Utiliser une ressource locale renouvelable comme outil de chantier pour rénover les immeubles, voilà une bonne initiative que l’on devrait copier. C’est vers la Chine qu’il faut se tourner pour admirer la prouesse. La ville de Hong Kong, qui incarne pourtant un urbanisme moderne et échevelé, est pleine de ces échafaudages faits de longues tiges de bambou. Des structures complexes réparties dans toute la ville, sur les petits immeubles comme sur les immenses buildings, au gré des chantiers. Superbe !
Larges et hauts parfois de plusieurs dizaines de mètres, ils sont présents partout.
Le plus étonnant tient à leur système d’assemblage. Chaque croisement entre deux ou trois tiges de bambou est assuré par de… simples morceaux de ficelles ! Au sol, l'embase des tiges est coupée en biseau. Le poids entier de l'échafaudage repose donc sur les pointes de chaque branche. Leur apparente simplicité cache en fait une structure de montage complexe. L'assemblage est composé de bambous horizontaux et verticaux, avec des contreforts transversaux. Les installations sont ensuite habillées de toiles vertes ou de plastique pour éviter les chutes de débris liés aux travaux sur la chaussée. Malgré leur taille parfois imposante, ces montages donnent une impression de légèreté saisissante. En voici quelques exemples en photos (cliquez pour agrandir)...
Si l'on en croit un article trouvé sur un site dédié aux Arts classiques du Tao, ce type d'échafaudages ne date pas d'hier en Chine. On peut voir sur ce site un cliché pris en 1974 à Hong Kong, d'un bâtiment ceint de bambous. L'article précise aussi que les constructeurs, influencés par les techniques occidentales, auraient tenté un temps de remplacer ces structures végétales. Mais en vain. L'essai s'étant soldé par un allongement de la durée des chantiers et un surcoût !
Ces photos ont été prises par l'équipe de Maisonpédia, à Hong-Kong en décembre 2009.
Echafaudage bambou - échelle bambou.
